Chroniques de Pertuis

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Chronique 4 - « Le quartier Saint Pierre. »
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La place et le quartier Saint-Pierre. Lou San Peyre



otre cheminement intra muros débutera par ce site originel et la place la plus ancienne de la ville..
L’incertitude plane sur la date de la fondation de Pertuis, attribuée selon les historiens aux Grecs ou aux Romains. Mais son ancienneté est avérée. Les premières mentions fiables de son existence apparaissent au 10ème siècle, lors de sa donation par les comtes de Provence aux moines de Montmajour (près d’Arles). Les religieux édifièrent, au sommet d’un tertre dominant l’Eze, une église sous le vocable de Saint-Pierre et un petit prieuré qui aurait remplacé un donjon féodal préexistant. Onze siècles durant, les constructions des premiers occupants se dégradèrent puis disparurent.

Quartier Saint Pierre dans Pertuis Intra Muros
Quartier Saint Pierre dans Pertuis Intra Muros

Quartier Saint Pierre

Photo aérienne d'après Google Earth 2003


Dans le site urbain, le temps effaçait les traces bâties, mais, vers le septentrion (le nord), face à la butte, le paysage se modifiait insensiblement. Devant lui, le visiteur retrouve instantanément, les deux motifs de l’installation de nos ancêtres en ce lieu.



ertuis, au confluent de l’Eze et de la Durance occupait le carrefour stratégique des deux voies de circulation empruntant les vallées de ces cours d’eau :
- l’axe est-ouest reliant par la vallée de la Durance (tant par la terre que par l’eau), l’Italie, les Alpes, Manosque, Sisteron, aux cités de Cavaillon, Avignon, Arles, Beaucaire...
- l’axe nord-sud, reliant Aix, Marseille à la Haute Provence.
A la jonction des Comtés de Provence et de Forcalquier, Pertuis fut acteur en maints évènements majeurs de notre « Païs ». Les relations et les échanges avec les actives cités d’Arles, Beaucaire, Marseille, dynamisèrent le négoce local. Très florissant, ce négoce draina vers le marché hebdomadaire les habitants des villages du Pays d’Aigues.

Au 19 ème siècle une grande voie relie le quartier Saint Pierre au sud de la ville
Au 19 ème siècle une grande voie relie le quartier Saint Pierre au sud de la ville

Au 19 ème siècle une grande voie relie le quartier Saint Pierre au sud de la ville

Photo aérienne d'après Google Earth 2003




a richesse de son terroir agricole que ses habitants, depuis des temps fort lointains, surent mettre en valeur par leur travail et une habile gestion de l’eau en abondance.
- au nord, sur les coteaux, face à la butte Saint-Pierre, des cultures sèches. Les cadastres y mentionnent des vignes, des vergers, des oliviers, des céréales. Au pied de la butte, sur les rives de l’Eze des jardins horticoles, des prés, des « cheneviers » (champs de chanvre)...
- au sud, (non visible depuis la place), sur les fertiles terres alluvionnaires de la Durance dominait la céréaliculture. Ce fécond terroir offrait à sa ville les trois aliments fondamentaux de la civilisation méditerranéenne : le pain, le vin, l’huile.

Place Saint-Pierre.
L’empreinte de la religion.



ès la donation à Montmajour, et jusqu’à la Révolution, dans Pertuis, s’affrontèrent deux pouvoirs: l’Abbé de Montmajour et les seigneurs en place. La paix n’intervint qu’en 1242. L’édification d’un 2ème château comtal plus au sud, dans le cimetière de la chapelle Saint-Nicolas, avait aidé à l’apaisement.
Le « traité » de 1242, entérina un arbitrage du pape intervenu un siècle plus tôt. Il précisa et confirma la coseigneurie alors ordonnée. Désormais, Pertuis et sa juridiction appartinrent par moitié à Montmajour et au seigneur. Toutefois, les 2 parties conservèrent des propriétés et des prérogatives en propre. Mais les conflits renaquirent avec l’émergence et le développement d’un 3ème pouvoir, la communauté. Elle acquit ses droits, libertés et privilèges aux dépens des coseigneurs.

Détail du Quartier Saint Pierre
Détail du Quartier Saint Pierre

Détail du Quartier Saint Pierre

Croquis d'après un document extrait du site

Les moines de Montmajour impulsèrent une activité religieuse qui imprégna fortement Pertuis durant des siècles. Dans ses choix religieux, notre cité se démarqua souvent de ses voisines : elle était catholique. Avec force, elle revendiqua sa spécificité, lors des Guerres de religion. La richesse de notre patrimoine religieux, permet de mesurer la ferveur religieuse de nos ancêtres. Plus que tout autre lieu, la place Saint-Pierre en porte témoignage par le nombre de bâtiments cultuels édifiés en ce lieu restreint.



e prieuré ou monastère (l’abbaye ou Abbadié). En 1362, pour des raisons fiscales, la ville fut divisée en 5 quartiers. Celui de Saint-Pierre, reçut primitivement l’appellation de « quartier du Four des Moines », en référence à un four à pain appelé plus tard « four de l’Abbaye ». De nos jours, subsistent de rares vestiges du prieuré auquel s’agglomérèrent 4 corps de bâtiment dont certains destinés à la vie des Bénédictins, (de l’ordre de Saint Benoît). A l’ouest de la place, enclavées dans le mur d’une habitation moderne, 2 arcades rappellent la présence d’une galerie qui en comportait 8. Le registre des délibérations de 1791, cite des pièces d’habitation, un grenier, une écurie, un jardin et quatre caves.



’usure du temps ne fut pas la seule coupable dans la dégradation des bâtiments. Les conflits n’épargnèrent pas le sanctuaire.
- Guerre de Cent Ans, 1356. Une bande de plusieurs milliers de mercenaires, sous la conduite d’Arnaud de Cervole surnommé l’Archiprêtre, pilla, rançonna la Provence...Ils ne quittèrent le monastère de Saint-Pierre, un de leurs lieux de cantonnement, qu’en contrepartie d’une énorme somme d’argent.
- Trente ans après, les Pertuisiens subirent les emportements d’un seigneur au caractère fort trempé : Raymond de Turenne. Logée dans Pertuis, son armée, composée de nombreux mercenaires assassins et pillards, sema le deuil et le malheur en Provence.
- Les Guerres de Religion. Pertuis abrita les partisans d’ Henri III puis d’Henri IV. Deux hommes occupèrent le poste de gouverneur de Provence: d’Epernon (septembre 1586) puis La Valette (mars 1587). Ce dernier fit de Pertuis sa place d’armes et son magasin de vivres. Il résidait dans l’Abbaye. Alors qu’il était absent, le ligueur de Vins investit et envahit notre cité. Deux pôles de résistance se formèrent : le château sous les ordres du capitaine de Janson et l’Abbaye où la dame de la Valette galvanisait la résistance des soldats de la garnison.
Une succession de malheurs marqua cette période : une terrible épidémie de peste, un siège mené par le duc de Savoie, la démolition des faubourgs, la mort de La Valette, le retour du duc d’Epernon qui chercha à s’emparer de la Provence pour son propre compte...La haine que suscita ce dernier personnage, réussit à fédérer les Provençaux, hier ennemis, pour obtenir son départ et celui de ses Gascons (1596) cantonnés dans notre cité.
- Le règne de Louis XIV. Les historiens polémiquent encore de nos jours sur le bilan du règne de Louis XIV. A la lecture des documents d’archives et des écrits du contemporain Jean Monier, on constate que le vécu de Pertuis de cette époque, se retrouve davantage dans l’ouvrage sombre de Marcel Lachiver (« Les années de misère »), que dans celui de François Bluche (Louis XIV), plus tourné vers la face brillante du règne. La politique belliqueuse du souverain exigea une contribution démesurée de son peuple. La multiplication et l’augmentation des prélèvements royaux rendirent insupportables la dîme collectée par Montmajour. Dans un souci d’apaisement, en 1662, la communauté proposa à l’Abbé (le Cardinal de Bitchi) de lui racheter ses deux fours de l’Abbaye (dits le grand et le petit) et ses terres de Tournamières. L’accord obtenu, la communauté vendit ses acquisitions aux enchères et en compensation versa une rente annuelle à l’Abbé.

Blason de l'Abbaye de Montmajour Blason de l'Abbaye de Montmajour
Le blason du Marquis de Vitry

Le Blason de l'Abbaye de Montmajour


Document fournis par la médiathèque d'Arles
http://www.patrimoine.ville-arles.fr

- Au début du 18ème siècle, l’édifice souffrait déjà de délabrement. Déserté par les moines, il abritait les produits de la dîme et des « censes » (impôts) de ce qui restait du domaine de Montmajour. La tour de l’Abbaye de l’enceinte fortifiée, recélait le blé de l’Abbé. Décrite comme abîmée et dangereuse pour les riverains en 1793, l’abbaye fut détruite en 1835. La Révolution lui avait ôté tout rôle spirituel : en 1791, lotie en quatre parties, elle fut vendue aux enchères.



'église Saint-Pierre. Les documents émanant de l’archevêché d’Aix (visites pastorales, procès), la désignent comme première église paroissiale de Pertuis. En l’an mil, des textes mentionnent une église sous le vocable de Saint Pierre apôtre, édifiée sur la butte. Abritant les fonts baptismaux, cette église paroissiale était desservie par les moines de l’Abbaye.
Nous n’en disposons pas de représentation. Elle souffrit tant des guerres et brigandages, que cinq siècles après sa création, ruinée, elle était au bord de la disparition. A plusieurs reprises, les conflits du 14ème siècle, repoussèrent les travaux de sauvetage. Au début du 15ème siècle, ne subsistait que le clocher abritant 4 cloches. Mais, la ville avait déjà sorti les fonts baptismaux, abrités un certain temps dans la chapelle de l’abbaye. En 1421, l’Archevêque confirma la déchéance de l’ancienne église paroissiale et son remplacement par la chapelle Saint-Nicolas dans laquelle avaient été transférés les fonts baptismaux. Le clocher, unique vestige de l’église primitive, continua à se dégrader. Les cloches menaçant de tomber, furent descendues et envoyées à Saint-Nicolas au début du 17ème siècle.

Place Saint Pierre
Détail du Quartier Saint Pierre

La place Saint Pierre autrefois
avecla porte de l'église des oratoriens

Cliché Mr Gaillandre



a maison de l’Oratoire et son église St-Joseph s’édifièrent au 17ème siècle. L’église fut vendue en 1793 comme bien national. Partiellement dévastée par un incendie, acquise, réparée puis réhabilitée par le curé Lambert, en 1816, elle reprit le nom de la 1ère église du lieu (St-Pierre). Elle sembla reprendre vie. Ce ne fut qu’un sursis. Désaffectée en 1909, elle servit d’entrepôt pour le matériel des sapeurs-pompiers de la ville, puis de bibliothèque (affectation actuelle). La maison (terme plus adéquat que couvent), subit moins d’outrages.



es Oratoriens eurent un grand impact dans la vie spirituelle de Pertuis. Au début du 17ème siècle, les nobles et les bourgeois (les Apparents) poussèrent les consuls à recruter les Jésuites d’Avignon pour enseigner dans le collège dont ils réclamaient la fondation. Mais ces religieux se montrant trop gourmands pour les finances de la ville, les autorités pertuisiennes incitèrent alors les Oratoriens à s’établir en leur cité. Une rapide chronologie démontrera la jeunesse et le dynamisme de cette congrégation ecclésiastique :
1564. Philippe de Néri établit à Rome, une congrégation d’ecclésiastiques vivant en communauté, sans être liés par aucun vœu particulier (oratoire de Ste Marie).
1611. Le cardinal Philippe de Bérulle fonde une congrégation semblable à Paris (Oratoire de Jésus et de Marie ou Oratoire de France). Soutenu par Marie de Médicis, il est déclaré de fondation royale (Louis XIII).
1613. Le pape Paul V institue canoniquement « La Congrégation de l’Oratoire de Notre Seigneur Jésus-Christ ». Engouement du roi, de la reine mère, des Grands et du peuple pour les premiers offices célébrés en public. Le mouvement s’étend dans le royaume.
1615. Fondation d’une succursale en Provence, en un lieu de pèlerinage où se rendent périodiquement les Pertuisiens : Notre Dame de Grâces de Cotignac.
1616. Les Oratoriens s‘établissent dans Aix. Le conseil de la Communauté de Pertuis délibère de les faire venir pour administrer le futur collège.
1620. Venue des Oratoriens à Pertuis.

Portrait du Cardinal Pierre de Bérulle Portrait du Cardinal Pierre de Bérulle
Portrait du Cardinal Pierre de Bérulle

Portrait du Cardinal Pierre de Bérulle


Document fournis par le site
http://www.allposters.com

Dès leur arrivée à Pertuis, les Oratoriens bénéficièrent des généreux soutiens du R P Mathieu Arnaud de l’Oratoire et de Barthélémy Thomassin religieux de Montmajour qui appartenaient à de puissantes familles aixoises. La communauté offrit 1500 livres et la liberté de choix du lieu de leur établissement.
Provisoirement, ils vécurent dans l’hôpital Saint-Jacques au quartier Vinory. A partir de l’année 1626 , sur l’emplacement du cimetière désaffecté de Saint-Pierre, s’élevèrent leur maison et leur église (1626-1639). Aussitôt les fondations de messes, les donations, les legs, contribuèrent à leur prospérité. Le 1er avril 1626, le premier legs fut celui de François Joannis, « escuyer » : 150 livres pour la fondation de 2 messes annuelles et perpétuelles. Plus original fut celui, le 29 octobre 1642, de Pierre Martelly : 1 q d’huile (d’olive) annuellement et perpétuellement pour entretenir la lampe devant le St Sacrement.



eur maison contiguë occupait l’angle formé avec la rue Saint-Pierre. Le jardin empiétait sur la place. La porte d’entrée, derrière l’église, a conservé son imposte dans laquelle s’inscrit une croix de pierre. Un escalier rampe sur rampe permettait d’accéder à des pièces en enfilade. Fortunée, la congrégation acheta et transforma en lieux de vie communautaire, les bâtiments environnants. L’ancienne maison curiale paroissiale aliénée en leur faveur, devint leur réfectoire (1668), une boutique achetée à Toussaint Monier, leur cuisine. Ils disposaient d’une bibliothèque et de deux cabinets de travail : l’un d’été et l’autre d’hiver. L’inventaire des meubles indique la jouissance d’un certain confort. Les tissus d’indiennes garnissaient les lits, les fenêtres. Chaque chambre avait sa « chaise de commodité » garnie de tissu d’indienne, de cuir noir, voire de peluche rouge !

Porte d'entrée de la maison de l'Oratoire
Porte d'entrée de la maison de l'Oratoire

Porte d'entrée de la maison de l'Oratoire

© 2005-2007 Photo Mr Raymond Gibert.

Deux fois par semaine, le « chirurgien » (barbier) venait les raser. Tous les mois le perruquier (coiffeur) leur coupait les cheveux et entretenait leur tonsure.



’église ou chapelle Saint Joseph, était d’architecture assez simple : un volume rectangulaire et deux chapelles latérales accolées au nord dont celle de Sainte Anne , fondée par Esprit de Ravelly, très actif dans la vie religieuse de Pertuis. Le culte de la mère de la Vierge, prit son essor à cette époque (1623, Auray). L’aïeule du Christ était invoquée par les femmes désirant un enfant. Un fragment de la relique de Ste Anne d’Apt fut expédié à la reine Anne d’Autriche pour mener à bon terme une grossesse attendue par le royaume entier. L’année d’après (1638), après 23 ans de mariage, naquit Louis Dieudonné, héritier du trône de France (futur Louis XIV). Le culte des Oratoriens, d’inspiration mariale (St Rosaire) donnait une grande place à l’enfant. Le chanoine Trouillet, attribue la 2ème chapelle au « St Enfant Jésus ». L’église elle-même étant dédiée à Saint Joseph, on ne s’étonnera pas de l’implantation d’une association en l’honneur de la Sainte Famille. Elle abritait également la confrérie « St Joseph », réunissant sous sa bannière, les professionnels du bâtiment : maçons, charpentiers, gipiers (plâtriers)... C’est ainsi que François Fouque, maçon et appartenant à une lignée de bâtisseurs, fut enseveli dans la chapelle Saint Joseph (février 1712).

Entrée de la maison de l'Oratoire Entrée de la maison de l'Oratoire
Entrée de la maison de l'Oratoire

Entrée de la maison de l'Oratoire
L'escalier rampe sur rampe


© 2005-2007 Photo Mr Raymond Gibert.



a maison des pères de l’Oratoire devint un lieu de piété et de dévotion. La communauté leur confia l’enseignement du catéchisme, tous les dimanches, de la Toussaint à la Saint Jean. L’emploi de la langue « vulgaire », en place du latin, contribua à les rapprocher de la population. Leur civilité et leur œcuménisme renforcèrent la faveur dont ils jouissaient. Le 31 décembre, ils visitaient les consuls, les personnes de la haute société, les prêtres séculiers, les moines des couvents et les « convers » des couvents féminins pour leur souhaiter la « bonne année ». Le lendemain, le 1er janvier, les consuls « nouveaux » installés en grande cérémonie, venaient le matin, faire des dévotions à leur église. Après le repas, les trois dirigeants revenaient dans la maison de l’Oratoire où les Pères leur offraient le café (un luxe à cette époque !). Pourtant, en l’année 1722, la maison de Pertuis, connut de graves déboires. Le succès de l’enseignement novateur des Oratoriens nuisit à leur avenir : il les positionna comme rivaux des Jésuites. Pressentant le danger, Bérulle, lors de la fondation de son ordre, avait fait insérer une clause qui les écartait des fonctions de direction des collèges mais on ne l’avait pas suivi. Plus tard, les Oratoriens commirent l’autre erreur d’entrer dans la querelle du jansénisme, une doctrine religieuse et morale mais aussi un parti politique. L’Oratoire se divisa en 1653 quand une bulle de pape déclara hérétiques 5 propositions de Jansénius . Les tenants du jansénisme et les hôtes de Port-Royal s’opposèrent alors au roi. Circonstance aggravante, un Oratorien, Quesnel, prit la tête du mouvement janséniste. En 1713, la bulle Unigenitus de Clément XI condamna 101 propositions du dissident. La répression s’aggrava. La majorité des religieux s’inclina devant la volonté royale. Toutefois, une minorité très motivée dans laquelle figurait Pertuis, repoussa longtemps les bulles du pape et s’obstina à suivre les préceptes de Quesnel. En 1722, les Oratoriens de Pertuis subirent la foudre royale. Menacés d’interdiction, appauvris par la banqueroute de Law, leur influence s’amoindrit.


Mme Line Gibert. © 2006-2007.

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